De la sainte colère au meurtre du frère: la vengeance, des Erinyes à Médée

Claire Gillie

Resumo


Les Erinyes, comme incarnations mythiques féminines de la vengeance, endossent le surmoi de leurs victimes meurtrières, et ce faisant les en dédommagent. L’Orestie d’Eschyle en témoigne, et nous suivrons les destins comparatifs de la haine chez Electre et chez Médée, deux figures mythiques paradigmatiques de la haine et de la vengeance au féminin proposant une “clinique de la haine dans le mythe”. Chemin faisant, nous revisiterons “la version grecque de la loi du talion” et Ein Kind wird geschlagen, “On bat un enfant”, en cherchant à en dégager le phrasé lorsqu’il s’agit du fantasme au féminin chez la soeur, du frère comme objet de la haine, et du meurtre comme but de la haine. Ce qui nous amènera à éclairer ce que nous pourrions appeler “les Érinyes de la soeur” dans la clinique contemporaine.

Palavras-chave


Erynies. Colère. Crime. Féminin. Vengeance.

Texto completo:

PDF/A


DOI: http://dx.doi.org/10.19177/rcc.v14e1201931-46

R. crít. cult., Universidade do Sul de Santa Catarina, Santa Catarina, ISSN 1980-6493

Licença Creative Commons
Revista Crítica Cultural de http://www.portaldeperiodicos.unisul.br/index.php/Critica_Cultural/index está licenciado com uma Licença Creative Commons - Atribuição 4.0 Internacional.